CTC Ligue Sud-PACA : Arnaud Schneider

13/07/2023
Entre Méditerranée, Alpes et Italie, l’un des neuf CTC de la Ligue Sud-PACA, Arnaud Schneider, œuvre sur le bassin Baie des Anges. Et ce pur produit local connaît comme sa poche les Alpes-Maritimes où il développe ses actions.

Originaire de la région, l’ancien ouvreur ou arrière de Fédérale 1 Arnaud Schneider a fait toute sa carrière dans le rugby. C’est au club de Grasse, de bénévole à salarié, qu’il a mené ses études en STAPS tout en s’entraînant en école de rugby. D’éducateur à CTC, ce papa de trois filles a été éducateur, responsable d’école de rugby et entraîneur, à tous les niveaux d’un club. C’est en janvier 2019 qu’il devient CTC à la Ligue Sud, une suite logique au parcours de ce jeune quadra : « Rencontrer les gens, travailler avec les jeunes, échanger avec les clubs ou même découvrir et développer de nouvelles pratiques sont ce qui rend mon travail génial. Et puis, malgré l’étendue de notre région PACA, notre Ligue est à taille humaine et on échange beaucoup avec des profils complémentaires. »

Décrit comme optimiste et volontaire, Arnaud Schneider serait du style à chercher des solutions face à des constats, comme l’explique Jean-Dominique Pujol, aujourd’hui CTC du bassin Cœur de Var, depuis vingt ans aux côtés de la Fédération : « Arnaud est ultra-compétent, sympathique et bon vivant. Sa grande expérience au sein d’un club est un atout. Les rouages pour accompagner les clubs dans toutes leurs démarches, il les connaît sur le bout des doigts. » Les deux bassins étant proches, ces deux CTC hyper complémentaires sont devenus amis et travaillent souvent ensemble sur des actions, comme des formations fédérales communes de stagiaires entraîneurs ou quand ils ont créé un rassemblement M14 dénommé Cœur des Anges, pour rappeler les deux bassins.

L’une des originalités de l’action d’Arnaud sur son bassin tient au fait que son secteur correspond au département des Alpes-Maritimes dans son entièreté, découpage oblige. Il y a donc 16 clubs à accompagner, 10 d’entre eux ayant une école de rugby, dans une région portée par le foot : « Malgré ce que certains peuvent penser, il y a une grande culture rugby avec des bastions historiques comme Nice, Mandelieu ou Grasse. La passion est forte ici ; la preuve, les effectifs des écoles de rugby augmentent. » En plus de porter haut les couleurs du rugby, la priorité d’Arnaud Schneider est d’accompagner les clubs : « Selon les niveaux de développement ou les structures, j’interviens à différents échelons. Les écoles de rugby et les jeunes prennent le plus grand de mon temps. »

Jeunes, Mondial 2023 et féminines

Il y a aussi les développements scolaires, féminins, sociaux ou loisirs, tout aussi importants pour l’ancien joueur. Il existe un deuxième grand axe : « C’est la formation des éducateurs. Les éducateurs ont une responsabilité sportive mais aussi d’accompagnement personnel. Le rugby est un outil pour plein de choses de la vie. » Les mercredis et samedis sont les journées les plus chargées. Trois soirs par semaine sont consacrés à l’accompagnement de clubs ou d’éducateurs, notamment ceux passant leurs brevets fédéraux. Les préparations, plannings, réunions, analyses, interventions scolaires ou organisations de tournois complètent son action. « J’aide aussi les clubs à intervenir dans les écoles, à différents niveaux », rappelle-t-il.

Les enjeux sont nombreux pour Arnaud et son bassin en général. Éviter l’abandon des jeunes garçons pour les générations M16 et M19 en est un. La Côte d’Azur a en effet une proposition de loisirs très élevée et variée, entre mer et montagne : « Recruter et fidéliser les ados de ces tranches d’âge sont des priorités, affirme le CTC. Il y a d’ailleurs une synergie entre les clubs de ce bassin plutôt qu’une concurrence. »

Comme dans beaucoup d’autres territoires, un autre enjeu est la période post-Mondial 2023. Et elle a été anticipée. « Depuis de longs mois, détaille Arnaud Schneider, on forme les clubs et leurs éducateurs afin d’être prêts à accueillir les nouveaux licenciés qui vont venir au rugby et, surtout, les garder. » La pratique féminine est également au cœur des préoccupations. Nice, Mandelieu, Grasse, Antibes ou Saint-Laurent proposent des équipes cadettes, souvent en rugby à X, afin de ne pas perdre ces joueuses potentiellement sans club. De même, le CD06 et leur CTC ont créé un rassemblement M18 de rugby à XV (Azur 06), sorte de sélection départementale.

Ces joueuses évoluent donc à X et à XV, affrontant avec cette sélection d’autres sélections ou clubs à XV. Arnaud Schneider n’oublie pas tous les autres enjeux et réussites. « L’une de nos grandes missions est la formalisation du projet associatif de chaque entité, pour avoir une vision globale et à plus long terme du club. Quand je vois qu’au club de Menton, ils sont parvenus à faire embaucher un salarié sportif pour s’occuper du scolaire, qu’à Villeneuve-Loubet, malgré des installations modestes, ils réunissent une quarantaine de joueurs et joueuses en loisir ou que dans un autre, plein de bénévoles ont été recrutés, ce sont des victoires qui comptent. » Ainsi va la vie d’Arnaud Schneider dans ce coin de France où le rugby n’est pas en tête de gondole, mais ne cesse de se faire une place.

Les clubs de son bassin